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lundi 7 décembre 2020

Sites paléontologiques

Le gisement de CHERVES-RICHEMONT

(ex CHERVES-de-COGNAC)


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Le site paléontologique

d'ANGEAC-CHARENTE (16)

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L'ambre crétacé des CHARENTES


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Le gisement paléontologique de la pointe de CHASSIRON      (île d'Oléron- Charente-Maritime)

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Les silex fossilifères du Crétacé supérieur
 de CHARENTE
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 PERSAC au Crétacé - Une immersion dans l'univers des dinosaures et des crocodiles

Université de POITIERS


                          Un nouveau site paléontologique exceptionnel dans la VIENNE
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Luc EBO : un chasseur de fossiles

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dimanche 15 novembre 2020

Brachiopodes du Crétacé

  CRETACE SUPERIEUR

  Campanien supérieur

   Rhynchonella eudesi : falaises de la  Roche-bâtard et du Pilou 
commune de Barzan. -  Biozones  CIVb/CV - H/l/e = 20/25/12 mm


                                       Rhynchonella eudesi : falaise du Caillaud                                    commune de Talmont/Gironde -  Biozones CIVb/CV - H/l/e = 26/35/12  mm     
  Cyclothyris grimargina nov. sp. : falaise du Caillaud 
commune deTalmont/Gironde - Biozones CIVb/CV - H/l/e = 25/33/13 mm

     Cyclothyris grimargina nov. sp. : falaises de la  Roche-bâtard et du Pilou         commune de Barzan -  Biozones  CIVb/CV - H/l/e = 23/26/11 mm

                                   Terebratula santoniensis : falaise du  Pilou                              commune de Barzan - Biozones CIVb/CV - H/l/e = 42/32/20 mm

                                          Terebratulina sp.: falaise de  Port-Maran                                         commune d’Arces/Gironde - Biozone CV - H/l/e = 31/25/11 mm 

                    Isocrania egnabergensis : falaise du  Pilou                 
 commune de Barzan. Biozones CIVb/CV - H/l/e = 6/6/1 mm

         Crania craniolaris  falaise du  Pilou      
 commune de Barzan -  Biozones CIVb/CV - H/l/e = 21/23/13 mm

                Terebratella santonensis :  falaise du Pilou         
   commune de Barzan - Biozones CIVb/CV - H/l = 16/15 mm      

Cyclothyris globata : falaises mortes de Mortagne/Gironde
     Biozone CIII – H/l/e = 23/28/23 mm


Santonien supérieur

       Cyclothyris vespertilio : Travaux LGV Charente - H/L/e = 28/31/15 mm

Cyclothyris vespertilio : Gensac-la-Pallue - H/L/e = 22/26/10 mm
      
Cyclothyris vespertilio var. baugasi : Gensac-la-Pallue - H/L/e = 16/17/11 mm



Cénomanien moyen

        Cyclothyris compressa : falaises de la  commune de Port-des-Barques               Unité C2   H/l/e = 22/25/15 mm  
    

     Obirhynchia boussensis : Ile Madame - commune Port-des-Barques
                                   Unité B3  -
H/l/e = 22/29/15 mm





Cyclohyris lamarckiana : Ile Madame - commune de Port-des-Barques
  Unité C2 - H/l/e = 16/18/9 mm

Cyclothyris difformis  :  Ile Madame -  commune Port-des-Barques
            Unité C2 - H/l/e = 24/25/14 mm   

Sellithyris cenomanensis Ile Madame - commune Port-des-Barques 
  Unité C2 -  H/L = 21/20/9 mm   

Gemmarcula carentonensis : falaises de laCommune de Port- des Barques
                                         Unité C2 - H/l = 26/25/14 mm  

Gemmarcula menardi : Ile Madame  -  commune Port-des-Barques
Unité C2 - H/l/e = 18/18/12 mm

Phaseolina phaseolina : Ile Madame - commune Port- des Barques
Unité C2 - H/l/e = 22/18/12 mm

 Phaseolina phaseolina : Ile Madame - commune Port- des Barques
 Unité B3 - H/l/e = 22/18/10 mm

     Terebratula semiglobosa : Ile Madame - commune Port- des Barques        
  Unité B3 -  H/l/e = 16/13/11 mm






mercredi 17 juin 2020

Le siphon chez les ammonites


  Le siphon 
chez les ammonites


                                                 1ère édition le 14 juin 2020
                                                      Par J.P. Archambeau

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1 - ANATOMIE

Si la phylogénie entre les Ammonoïdés à partir des Nautiloïdés n’est pas certaine (voir Piveteau Traité de Paléontologie, tome II, 1952). On peut dire que les premiers Ammonoïdés apparaissent au Dévonien inférieur avec des formes à siphon ventral et à suture simple. Ces animaux prennent une grande importance numérique au Carbonifère. Ils constituent l'ordre des Goniatitida, où apparaissent bientôt des types de suture plus complexes. En même temps, mais exclusivement au Dévonien, les Clymeniida envahissent les mers : ils ont une suture du type «goniatite», mais le siphon est dorsal, c'est-à-dire à l'intérieur.

D’après Wikipédia :
Les Clymeniida (clyménies en français) forment un ordre éteint d'Ammonoidea caractérisées au sein de ces dernières par la position dorsale de leur siphon. Des clyménies ont été découvertes en Europe, en Afrique du Nord, au Kazakhstan et en Australie. Elles ont vécu de la fin la fin du Dévonien au tout début du Carbonifère, il y a environ entre 380 et 350 Ma (millions d'années).


Focalisons-nous maintenant sur les ammonites et particulièrement sur l’accessoire que constitue le siphon qui apparait en bleu sur le dessin ci-après.


Le dessin montre la position du tube siphonal en position extérieure (ou ventrale) alors que sur les Nautiloidea dont les Orthoceras le siphon est en position centrale.


II – ROLE ET FONCTIONNEMENT DU SIPHON

Selon le principe de l’actualisme, on peut imaginer que les ammonites avaient un comportement analogue aux nautiles actuels qui chaque nuit remontent vers les eaux superficielles sans doute pour échapper aux prédateurs et le jour reviennent en profondeur pour se nourrir d’invertébrés de fond qu’ils repèrent grâce à leur odorat et capturent à l’aide de leurs tentacules.

La flottaison de l'ammonite était permise par la structure creuse de sa coquille lui conférant une densité neutre, proche de l'eau. Le découpage de la coquille en une série de loges, toutes reliées par un siphon, permettait en outre d'agir comme un ballast au gré de leur remplissage d’eau et de gaz (diazote produit par le sang) et donc pour l’animal de contrôler sa profondeur. Le siphon aboutissait à une ouverture entourée d’un goulot dont l’orientation évoluait avec l’âge et n’est uniquement significative que chez l’adulte. La chambre initiale la plus au centre était la cavité la plus ancienne. Elle représentait le stade embryonnaire de l’animal. Quand la jeune ammonite devenait trop grosse pour sa loge, elle en construisait une à côté pour s’y installer. Le processus se répétait tout au long de sa croissance. Ainsi, les anciennes chambres vides lui servaient de caisson de flottaison.


III – EXEMPLES DE SIPHONS SUR QUELQUES AMMONITES

- Ammonite Parkinsonia parkinsoni (Sowerby, 1821) de la collection de Jean-Claude Videau, provenant du Bajocien de Bayeux.
Nota : le nom de l’étage Bajocien provient du calcaire oolithique ferrugineux de Bayeux.

Vue de profil (diamètre 14 cm) et détail du siphon apparu au dégagement


- Ammonite Orthaspidoceras orthoceras  (d’Orbigny, 1848) de la collection de Jean-Claude Videau, de taille adulte récoltée au Rocher d’Yves (17) dans le Kimméridgien supérieur. Plus grand diamètre : 16 cm.

Vue de profil de l’ammonite et à droite le détail du siphon qui affleure


- Ammonite Orthaspidoceras lallierianum  (d’Orbigny, 1841) de la collection de Raymond Aussant, de petite taille récoltée au Rocher d’Yves (17) dans le Kimméridgien supérieur.





Diamètre total : 70 mm
Diamètre du tube-siphon : environ 1 mm
Couleur du siphon : noir
Le siphon n’a pas été parfaitement conservé mais permet de bien deviner son cheminement









- Ammonite déroulée Helicancyloceras (Nonyaniceras) crassetuberculatum ? Klinger, 1977 de la collection de Jean-Claude Videau, provenant de l’Aptien moyen du Queensland (Australie). Le petit siphon est bien visible sur la partie effilée enroulée de l’ammonite. Diamètre approximatif : 5 cm.



- Ammonite Myloceras cf. davidi  Whitehouse, 1926  juvénile, stade qui ne permet pas de voir que l’on a affaire à une ammonite hétéromorphe. Elle provient de l’Albien du Queensland (Australie). Sa plus grande dimension est de 12 cm.






















- Ammonite Coilopoceras requienianum (d’Orbigny, 1841) de la collection de Jean-Pierre Archambeau, de taille moyenne provenant de la carrière de Monte-à-Peine à Port-des-Barques (17) niveau correspondant à la base du Turonien.



























Vue générale de l’ammonite et détail de la zone où apparaît le siphon

                    Diamètre total : environ 190 mm
                    Diamètre du tube-siphon : 2,5 mm
                    Couleur du siphon : brun-rouge

IV – CONCLUSION

Il convient en premier lieu de remercier nos collègues de club qui ont extirpé de leur collection des pièces qui avaient la particularité de laisser entrevoir leur siphon ce qui n’est pas commun même si ce petit tube se situe pour une grande partie tout près de la périphérie.

Ce petit inventaire pourra être complété si nous avons la connaissance d’exemplaires intéressants laissant apparaître leur siphon.







jeudi 16 avril 2020

Origine de l'asymétrie chez les rynchonelles du Crétacé supérieur



DU NOUVEAU CHEZ LES RHYNCHONELLIDES ASYMETRIQUES
 DU CAMPANIEN




Danièle GASPARD, chercheuse au M.N.H.N. et spécialiste des brachiopodes, vient de publier au Bulletin de la Société Géologique de France un article intitulé La question débattue des rhynchonelles asymétriques (Brachiopoda, Rhynchonellida): exemples dans le Crétacé supérieur d'Europe occidentale. Sylvain GERY et Raymond AUSSANT, membres du club "La Rochelle Fossiles" ont apporté une modeste contribution en soumettant à son expertise leurs collections respectives de brachiopodes du Campanien récoltés sur les sites de Barzan (La Roche bâtard et Le Pilou) et de Talmont-sur-Gironde (Le Caillaud).

Quelques extraits 

Les brachiopodes rhynchonelliformes présentent généralement une coquille bivalve à symétrie bilatérale. Les variations ou écarts par rapport au plan de symétrie sont cependant courants. De nombreux auteurs ont souligné que certaines variations sont liées aux conditions environnementales (population surpeuplée, attachement étroit à un substrat empêchant une croissance normale de la coquille). Ainsi, elles correspondent à une modification occasionnelle de la symétrie normale dans la coque, également appelée dissymétrie. D'autres variations sont également liées à des commissures antérieures particulièrement décalées / torsadées, c'est -à- dire des coquilles à bord antérieur bilobé (côté droit vers le haut / côté gauche vers le bas ou vers l'arrière), qui semblent plutôt d'origine génétique. Ce dernier cas correspond à l'absence de symétrie normale dans la coque, également appelée asymétrie. Parmi les brachiopodes, l'asymétrie est simplement observée chez les rhynchonellidés et affecte l'ensemble de la population, mais l'origine de l'état d'asymétrie reste une question ouverte.


Plusieurs rhynchonellidés présentant une asymétrie droite et gauche du bord antérieur sont bien représentés du Crétacé jusqu'au Danien. Depuis longtemps, la plupart d’entre eux ont été identifiés comme Rhynchonella difformis. Après une révision générale de Cyclothyris certains de ces rhynchonellidés ont été attribués à Cyclothyris difformis. Or, tous les rhynchonellidés asymétriques du Crétacé ne doivent pas être identifiés comme Cyclothyris difformis. Parmi les interprétations erronées les plus courantes, les spécimens de Cyclothyris compressa sont souvent mal identifiés par certains auteurs comme C. difformis. De plus, les rhynchonellidés asymétriques du Crétacé supérieur (Coniacien – Campanien) ont également été identifiés comme C. difformis.

L'étude s'est attachée à examiner et à préciser la situation complexe des rhynchonellidés asymétriques du Crétacé supérieur (Sénonien) des Corbières (Aude, France) de la Basse-Provence (S.E. France),  des Charentes et de la Dordogne (S.O. France) et de la Castille (Espagne), et de mettre en évidence le statut de leur asymétrie. Les observations faites au regard de la grande diversité morphologique de toutes ces espèces ont conduit à ériger une nouvelle espèce: Cyclothyris grimargina nov. sp. du matériau type d'Arnaud, et de deux nouveaux genres Contortithyris nov. sp. gen. et Beaussetithyris nov. gen..

"Dans la présente étude, nous identifions l'asymétrie dans quatre genres de rhynchonellidés (Cyclothyris, Contortithyris, Beaussetithyris, Owenirhynchia) au niveau de la commissure antérieure montrant un décalage gauche-haut/droite-bas ou l'inverse. L'observation de la commissure antérieure décalée chez environ 50% des spécimens à asymétrie droite et chez 50% de ceux à asymétrie gauche dans Cyclothyris globata et C. grimargina milite en faveur d'une origine génétique plutôt que que d'une expression écophénotypique. Nous rappelons que dans Cyclothyris difformis, C. grimargina et Contortithyris thermae, cette expression asymétrique n'est pas visible au stade juvénile et ne touche pas les parties dures internes de la coquilles, c'est à dire la crura."

Les spécimens récoltés en Charente-Maritime dans la région de ROYAN relèvent désormais de la nouvelle espèce Cyclothyris grimargina nov. sp.On les retrouve dans les figures 6 et 7 de l’étude. 





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L’intégralité de l’article de Danièle GASPARD est accessible:

-        - en français, version manuscrit avec certaines imperfections (planches désolidarisées      du texte):

  ne pas oublier pas lorsque vous ouvrirez le lien, de cliquer sur la fenêtre qui s'ouvrira, indiquant :      traduction française.

-        -  en anglais dans la version publiée au B.S.G.F. :

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                                          Sylvain GERY et Raymond AUSSANT – 26 mars 2020





mardi 18 juin 2019

Fossiles de la pointe du Chay à Angoulins/mer

NOUVEAU

Le club La Rochelle Fossiles vient de sortir la 3ème édition du fascicule sur les fossiles du Chay-Angoulins qui fait suite à la publication début 2016 du livret sur le Cénomanien régional de Charente-Maritime. Les falaises du Chay sont constituées de massifs coralliens datant de 150 Ma et très riches en fossiles diversifiés.
Le document de 21 pages, accessible maintenant sous format PDF au prix de 5 euros,  a été complètement révisé avec de nouveaux fossiles présentés, des compléments de déterminations, des explications supplémentaires, une bibliographie enrichie etc.


Si vous êtes intéressés, utilisez le formulaire de contact pour les modalités de la commande.


QUARTIER LIBRE 17
« La Rochelle Fossiles »
Siège social: 4, Rue St Just - 17000 La Rochelle
Local: 49, Avenue Proudhon - 17000 La Rochelle


LES FOSSILES

DE LA POINTE DU CHAY-ANGOULINS


Publication et étude réalisées par « La Rochelle Fossiles », section paléontologie du club QUARTIER LIBRE 17.

Reproduction -même partielle- interdite sans autorisation sauf pour usage privé.

Diffusion du fascicule : 3ème édition de mars 2019 (1ère  édition de mai 2009) intégrant notamment des précisions sur les microbialites et la fossilisation, l’ajout de l’algue calcaire Goniolina hexagona, du rudiste Diceras arietinum, de nouveaux gastéropodes et d’autres documents de référence.


Voir aussi le livret sur le Cénomanien de la Charente-Maritime

(cliquez sur le lien)